Stratégo Performance
Retour au blog
MéthodePilotage & KPI · 5 min de lecture

Choisir douze indicateurs et s'y tenir

Un tableau de bord de direction se juge à ce qu'il permet de décider, pas à ce qu'il mesure. La méthode pour réduire une liste de soixante indicateurs à une douzaine.

La plupart des tableaux de bord contiennent entre quarante et quatre-vingts indicateurs. Ils sont produits à grand-peine et lus par personne. Le problème n'est pas la quantité de données disponibles ; c'est l'absence de lien entre chaque indicateur et une décision.

La méthode part donc des décisions. Avec le comité de direction, on liste les décisions récurrentes de l'entreprise : embaucher ou non, lancer une production, relancer un client, accepter une commande, décaler un investissement, ajuster un prix. Pour chacune, on demande quelle information la déclenche et quel seuil la fait basculer. Il en ressort généralement une vingtaine d'indicateurs candidats.

On élimine ensuite les indicateurs redondants, ceux qui ne peuvent pas être produits de façon fiable dans un délai utile, et ceux que personne ne peut influencer. Il reste entre huit et quinze indicateurs. Chacun reçoit une fiche : définition, formule, source, fréquence, seuil d'alerte, responsable, action déclenchée.

Le tableau de bord qui en résulte tient sur une page. Il est lu chaque semaine en quinze minutes et chaque mois en une heure. Les indicateurs qui ne sont pas retenus ne disparaissent pas : ils restent disponibles dans les tableaux de bord opérationnels des services. Mais ils ne remontent pas à la direction, et c'est ce qui permet à la direction de lire ce qui lui remonte.

À lire ensuite