Stratégo Performance
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Point de vueOrganisation · 4 min de lecture

À quel moment une PME a-t-elle besoin d'un directeur financier ?

Ni trop tôt, ni trop tard. Les signaux qui indiquent que la fonction finance a dépassé ce qu'une comptable et un expert-comptable peuvent porter, et les options qui s'offrent au dirigeant.

La question se pose rarement au bon moment. Trop tôt, le poste coûte cher pour une charge de travail qui ne remplit pas une semaine. Trop tard, l'entreprise a déjà traversé une tension de trésorerie, un refinancement mal préparé ou une clôture qui a inquiété ses partenaires. Les signaux, pourtant, sont assez nets.

Le premier est que le dirigeant fait la finance lui-même, le soir. Il prépare les rendez-vous bancaires, relit les situations, construit le budget dans un tableur. C'est du temps pris sur le commerce, sur les équipes, sur la stratégie. Le deuxième signal est externe : la banque, un investisseur, un partenaire demande un reporting, un plan de trésorerie ou un business plan, et personne dans l'entreprise n'est en mesure de le produire dans un délai raisonnable.

Le troisième signal est l'écart croissant entre la comptabilité et le pilotage. Les comptes sont justes mais arrivent tard ; ils décrivent le passé sans rien dire de la marge par activité ni de la trésorerie des prochains mois. La comptable, aussi compétente soit-elle, n'a ni le mandat ni le temps de construire cette couche de gestion.

Un directeur financier à temps plein se justifie rarement avant 30 à 50 M€ de chiffre d'affaires, ou avant une opération structurante : levée de fonds, LBO, croissance externe. Entre le moment où les signaux apparaissent et celui où le poste se justifie, le temps partagé est souvent la bonne réponse : quelques jours par mois, un profil senior, la fonction structurée sans figer une organisation, et une passation naturelle le jour où l'entreprise recrute.

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